La frise : l’histoire de l’espadrille

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La fresque : l’histoire de l’espadrille

Chapitre 1 : Aux origines : l’homme tresse la nature

L’origine de l’espadrille remonte à la préhistoire. Dès 3500 avant Jésus-Christ, les hommes fabriquent des semelles à partir de fibres végétales tressées trouvées dans leur environnement. Les premières véritables traces de chaussures tressées datent d’environ 3300 avant Jésus-Christ avec la découverte d’Ötzi, “l’homme des glaces”, une momie retrouvée parfaitement conservée dans les Alpes italiennes. Ses chaussures étaient composées de fibres végétales tressées, preuve que cette technique ancestrale existait déjà depuis des millénaires.

Chapitre 2 : Les premiers écrits et la naissance de l’espadrille

Vers 1300 apparaissent en Catalogne les premiers écrits mentionnant l’espadrille sous le nom d’“espardenya”. Ce mot vient du “sparte”, une fibre végétale poussant principalement en Aragon, dans le nord de l’Espagne, utilisée pour fabriquer les semelles. Cette origine se retrouve également dans le mot basque “espartinia”.

Entre 1600 et 1850, la fabrication de l’espadrille se développe principalement autour du bassin de Valence, en Espagne, qui devient le cœur historique de cette production artisanale.

En 1773, l’Espagne interdit l’exportation du savoir-faire de l’espadrille ainsi que son apprentissage aux étrangers. Malgré cette interdiction, l’espadrille commence à se faire connaître en Europe. À Bayonne, la prison commande des espadrilles pour ses détenus, car cette chaussure est peu coûteuse et pratique. À cette époque, l’espadrille est avant tout la chaussure du paysan, du pauvre et du prisonnier.

Chapitre 3 : L’arrivée du savoir-faire en Soule

Au début des années 1830, les Basques de Soule travaillent principalement en Espagne. Mais les guerres carlistes bouleversent cet équilibre. Ces conflits provoquent à la fois une migration des Basques vers l’Amérique du Sud, faute de travail, et l’arrivée d’Espagnols au Pays basque.

Logés dans les maisons souletines, ces migrants espagnols transmettent leur savoir-faire : tresser les semelles, mouler et coudre les espadrilles. Peu à peu, un petit commerce artisanal se développe devant les maisons et la fabrication d’espadrilles commence à s’implanter durablement en Soule.

Dans les années 1850 apparaît une première forme d’industrialisation grâce aux établissements Béguerie. Le travail est centralisé : les commandes sont regroupées puis réparties dans les différentes maisons des alentours où les familles fabriquent les espadrilles.

Chapitre 4 : L’âge d’or de l’espadrille

L’arrivée du chemin de fer à Mauléon en 1887 marque un tournant majeur. L’industrie de l’espadrille connaît alors un essor considérable avec la création de grandes usines comme Charbero ou Béguerie. Jusqu’à 3000 personnes travaillent dans ce secteur.

Cet essor s’explique notamment par le développement des exportations vers l’Amérique du Sud, où de nombreux Basques se sont installés depuis plusieurs années. En parallèle, les mines du nord de la France deviennent un marché important. Les mineurs abandonnent leurs lourdes chaussures cloutées, responsables d’étincelles et d’explosions meurtrières, au profit des espadrilles. Les directeurs de mines fournissent alors une paire par semaine à chaque ouvrier, ce qui favorise fortement le développement de la production.

À la même époque, le travail abondant attire des femmes venues d’Aragon. On les surnomme “les hirondelles”. Chaque automne, elles parcourent à pied près de 60 kilomètres à travers les montagnes, en passant par le col de Sainte-Engrâce, pour venir travailler dans les usines de Mauléon durant l’hiver avant de retourner dans leurs fermes familiales l’été. Originaires de villages comme Jaca, Fago et d’autres localités aragonaises, elles participent fortement à l’essor de l’espadrille.

La période comprise entre 1860 et 1910 correspond ainsi au véritable âge d’or de l’espadrille.

Chapitre 5 : Le déclin de l’industrie

À partir de 1914, l’industrie de l’espadrille entre dans une longue période de déclin. La Première Guerre mondiale fragilise fortement l’économie et les mouvements sociaux réclament une meilleure rémunération de la main-d’œuvre, rendant la fabrication moins rentable.

Les nouvelles réglementations de sécurité au travail interdisent progressivement le port de l’espadrille dans certains métiers, notamment industriels, ce qui fait disparaître plusieurs marchés importants.

Parallèlement, une forte concurrence étrangère apparaît. Les Américains popularisent les “patogas”, les sneakers et les baskets de montagne, qui remplacent peu à peu l’espadrille dans les usages quotidiens. Entre 1914 et les années 2000, l’industrie décline progressivement.

Chapitre 6 : La sauvegarde du savoir-faire

À partir des années 2000, plusieurs ateliers artisanaux tentent de relancer l’espadrille en diversifiant les modèles et les usages. Malgré cela, il ne reste aujourd’hui que quatre à cinq ateliers à Mauléon.

Afin de préserver ce savoir-faire unique, un cahier des charges strict est mis en place. Pour porter le nom d’espadrille de Mauléon, la fabrication doit être réalisée localement selon la méthode traditionnelle : une semelle plate et fine, sans distinction entre pied droit et pied gauche.

Ce savoir-faire est officiellement valorisé par le label “Mauléon”, créé par l’Agglomération Pays Basque en 2018. À ce jour, deux entreprises possèdent cette labellisation : Zétoiles, labellisée en 2019, et Arsène, labellisée en 2025.

Le mur de photos

Panneaux 1 et 2 : La légende d'Arsène

Les photos 1 et 2 expliquent la légende d’Arsène.

La Naissance

Il fut un temps où les montagnes parlaient.

On raconte qu'à Mauléon, dans les hauteurs du Pays basque, un enfant naquit un matin de brume. Ce jour-là, un aigle tourna trois fois au-dessus du village, puis disparut vers l'ouest.

On l'appela Arsène, un nom tiré de « l'art de la scène ». Les anciens disent qu'il ne pleura pas en venant au monde : il frappa du pied.

Fils de berger et petit-fils de tisserand, il grandit entre les collines et les ateliers où l'on torsadait le jute à la lumière des lampes à huile. Très tôt, il comprit que l'espadrille servait autant à danser qu'à marcher.

Le Masque

Arsène apprit le métier auprès des maîtres sandaliers de Mauléon. Il tressait la corde mieux que personne, mais il regardait souvent au-delà des collines.

Un soir d'orage, il monta seul dans la montagne. Dans un creux de rocher, il trouva un vieux masque d'aviateur en cuir patiné, avec des verres teintés comme des yeux d'aigle. Personne ne sut jamais d'où il venait.

Quand il le posa sur son visage, il vit les routes qui reliaient les peuples, les ports et les navires. Il comprit que l'espadrille pouvait voyager elle aussi.

Dès lors, on l'appela l'Aigle de Mauléon.

Le Voyage

Arsène partit. Il traversa l'Atlantique jusqu'en Amérique du Sud. Dans les Andes, il observa les tisserands des hauts plateaux et apprit leurs teintures et leurs fibres solides, faites pour les chemins de pierre.

Puis il remonta vers l'Amérique du Nord. Dans les grandes plaines et les villes neuves, il découvrit d'autres cuirs et d'autres façons d'assembler une chaussure. Chaque peuple, pensait-il, laisse sa trace dans sa façon de marcher.

Et partout, il dansait. Sur les quais comme dans les fêtes de quartier, il faisait claquer ses espadrilles sur le sol, et l'aigle ne le quittait pas.

Le Retour

Des années plus tard, Arsène revint à Mauléon. Il rapportait dans ses malles des fibres et des teintures que personne ici ne connaissait.

Dans l'atelier familial, il assouplit la semelle et renforça la couture. Les toiles prirent des couleurs plus vives.

Aux apprentis, il répétait souvent la même phrase : « Une semelle doit porter le pas, et aussi le voyage. Cousez comme si vous reliiez deux continents. »

La Dernière Danse

Pendant les années du carnaval, c'est lui qui menait la danse sous le grand tilleul de la place. Son long gilet de laine volait derrière lui et il portait toujours le masque d'aviateur.

Quand il frappait le sol, les gens disaient entendre les Andes et l'océan. C'est à cette époque que les espadrilles de Mauléon se firent connaître bien au-delà de la Soule.

L'Envol

La nuit de sa dernière danse, un aigle passa devant la lune. Arsène tourna longtemps, jusqu'à ce que le vent se lève. Il leva les bras comme pour s'envoler, et une rafale emporta son béret.

Au matin, il avait disparu. Sur la place, on ne trouva que son masque d'aviateur et une paire d'espadrilles aux semelles marquées de signes venus d'ailleurs.

Aujourd'hui encore, à Mauléon, quand un artisan ose une nouvelle couture ou qu'un danseur frappe fort le sol, les anciens disent qu'Arsène n'est pas loin.

Panneau 3 : Nicolas Ferreira de Sousa, gérant d'Arsène

La photo 3 explique l’histoire de Nicolas Ferreira, gérant d’Arsène.

Après une première carrière, Nicolas entame une reconversion dans l'artisanat en 2018-2019, et obtient son diplôme d'artisan cordonnier.

Durant sa formation, il conçoit une sandale innovante baptisée La Loka, qui lui vaut une médaille d'argent au Concours Lépine en 2021.

Entre 2020 et 2022, il développe ce modèle.

Malgré un accueil prometteur, le contexte économique post-Covid et les importants besoins en recherche et développement l'amènent à réorienter son projet.

En 2022, il reprend la marque Arsène, créée en 2012 par deux entrepreneuses de Mauléon. La marque se distingue par l'utilisation de tissus originaux, ethniques, brillants ou floraux, qui donnent aux espadrilles une identité forte et colorée.

Nicolas poursuit alors la production en collaboration avec les fabricants partenaires de la marque.

Face aux difficultés économiques des années 2023 et 2024, il fait le choix de gagner en autonomie. En 2025, il crée son propre atelier de fabrication d'espadrilles à Gotein-Libarrenx, près de Mauléon.

Son objectif : participer à la relance d'une espadrille 100 % mauléonnaise, en s'appuyant sur le label Mauléon, mis en place par la Communauté d'agglomération du Pays Basque en 2018.

Dans ce cadre, l'atelier travaille en partenariat avec la SARL Goye, qui fabrique les semelles : tressage de la jute, du lin ou d'autres fibres végétales, moulage, couture et vulcanisation. L'atelier Arsène se consacre ensuite à la création : choix des tissus, découpe et assemblage des toiles, puis finition grâce à une couture à la machine italienne qui fixe la tige (la toile ou le tissu) sur la semelle en corde.

Ouvert depuis juin 2025, l'atelier Arsène Loka est aujourd'hui détenteur du label Mauléon.

À travers ses créations, Nicolas Ferreira de Sousa contribue à inscrire Arsène dans l'histoire de l'espadrille.

Panneau 4 : Stéphan Goyenetchegaray

La photo 4 explique l’histoire de la famille Goyenetchegaray.

Une histoire de famille…

Zétoiles fabrique des espadrilles dans son petit atelier aux portes de l'emblématique capitale mondiale de l'espadrille, Mauléon, depuis 1947.

Toutes nos espadrilles traditionnelles respectent le cahier des charges du label "MAULEON", certifiant un savoir-faire ancestral et honorant l’histoire des fabricants d’espadrilles de Mauléon.

C’est après la guerre que mon grand-père, alors ouvrier dans une usine de caoutchouc à Mauléon, eut la volonté et le courage de créer sa propre entreprise.

Travaillant d'arrache-pied, il fabrique une vingtaine de semelles d’espadrilles par jour, avant de les amener chez des ouvrières à domicile qui étaient chargées de coudre la toile sur ses semelles.

Pour améliorer sa cadence, mon grand-père s'équipe d'un chevalet (petit outil en bois sur lequel on s’assoit à califourchon). Ce dernier permet, à l’aide d’un crochet, de coudre les semelles beaucoup plus rapidement, la production atteint 150 paires par jour !

De fil en aiguille, mon grand-père construit un petit atelier qui débouche en 1947 sur la création de sa société.

L'entreprise familiale se développe : la semelle n’est plus cousue à la main mais à l’aide d’une machine électrique, appelée "Millet" (que vous apercevez ci-dessous), qui permet de coudre la semelle mécaniquement dans toute sa largeur. La production est multipliée par 5, nous sommes alors dans les années 60. Un tout jeune employé vient alors le rejoindre : Jean-Simon, mon père, donne la forme à la semelle avant la couture de celle-ci !

L’espadrille s’est adaptée au progrès : il a fallu vulcaniser les espadrilles, c’est-à-dire y coller une semelle en caoutchouc naturel, préparé sur place dans un laboratoire mauléonais, pour rendre la semelle en jute plus solide.

Tressée et cousue à la main, entièrement composée de matériaux naturels, chaque espadrille Zétoiles est fabriquée avec attention et avec l'exigence de perpétuer un savoir-faire ancestral.

Panneau 5 : Article

La photo 5 représente un article de presse paru le 19 juin 2025.

Nicolas Ferreira, un atout pour le label de l’espadrille

Début juillet, Nicolas Ferreira, inventeur de la sandale La Loka et médaille d'argent au concours Lépine 2021, s'installera à Mauléon.

L’aventure continue pour Nicolas Ferreira, créateur de la sandale sur mesure La Loka, aux lanières ajustables.

Le 7 juillet, l’artisan, adepte de la fabrication locale, va ouvrir son atelier-boutique au cœur de Mauléon, la capitale de l’espadrille. Un endroit où le jeune entrepreneur fabriquera et commercialisera les nu-pieds qui l’ont fait connaître, médaille d’argent au concours Lépine 2021, mais aussi les espadrilles d’Arsène, la marque mauléonnaise rachetée en 2022 à ses deux créatrices, Audrey Haspérue et Charlotte Candau. Dans son atelier-boutique, où il fait également de la sous-traitance pour d’autres marques, les visiteurs pourront également découvrir les processus de fabrication de ces chaussures emblématiques.

La force du collectif

Dans ce projet, Nicolas Ferreira n’est pas seul. En 2023, l’entrepreneur s’est lié à un acteur majeur de l’espadrille, Stéphan Goyhenetchegaray, patron de l’entreprise familiale Zétoiles, à Chéraute. Il a commencé par fabriquer ses semelles chez lui. “De fil en aiguille, nous avons décidé de travailler ensemble afin de dynamiser et de promouvoir le label Mauléon* à deux, lui en fabriquant la semelle et moi en proposant le cousu machine italienne sur ses semelles. L’idée est de travailler en partenariat autour de l’espadrille.”

Passionné de travail manuel, Nicolas Ferreira a eu plusieurs vies. Ancien commercial puis employé dans la menuiserie familiale, il a décidé il y a quelques années de changer de vie après la découverte de l’atelier de cordonnerie du grand-père de sa compagne, à Briscous.

En février 2019, il est devenu artisan cordonnier après une formation de plusieurs mois à Cholet, dans le Maine-et-Loire. Son invention, La Loka est sortie quelque temps plus tard, avec un certain succès et il a ouvert une boutique éphémère à Saint-Jean-de-Luz. La suite n’a pas été une simple ligne droite. Entre confinement et contexte de crise économique, ces dernières années, Nicolas Ferreira a dû sans cesse se remettre en cause, rebondir et se réinventer, notamment en créant la société Arsène-Loka en octobre 2022. Chemin faisant, il a fait certains constats essentiels : “Dans un monde post-Covid, beaucoup de choses ont changé dans le milieu de l’artisanat”, notamment les façons de vendre, sans oublier “l’importance de la communication, dont je prends enfin la mesure”.

Le jeune entrepreneur est mu par la force du collectif. Après avoir travaillé sur la Loka, et au-delà de son partenariat avec Stéphan Goyhenetchegaray, il a pu embaucher ce printemps une personne et s’apprête à en engager une autre. Un souffle d’air frais pour Nicolas Ferreira : “Je vais pouvoir dire que je dispose d’une équipe, enfin”.

Le label Mauléon a été créé en 2018 par la Communauté d’agglomération Pays Basque. Il est le garant de semelles entièrement fabriquées à Mauléon afin de valoriser les espadrilles réellement “made in France”.

Panneau 6 : Article du journal Sud Ouest

La photo 6 représente un article du journal Sud Ouest paru le 13 janvier 2025.

Espadrilles de Mauléon : un label pour garantir l'origine locale

Les espadrilles de Mauléon représentent l'un des symboles les plus connus du patrimoine artisanal du Pays basque. Depuis plus d'un siècle, la ville de Mauléon-Licharre est considérée comme la capitale de l'espadrille. Aujourd'hui encore, plusieurs ateliers perpétuent ce savoir-faire historique et cherchent à valoriser une production locale.

La marque Mauléon : un label pour les espadrilles fabriquées localement

La création de la marque Mauléon est rendue possible grâce à la loi Hamon, qui permet aux produits manufacturés non alimentaires de bénéficier d’un label d’origine. Cette initiative a été lancée en 2018 par la mairie de Mauléon et la Communauté d’agglomération Pays basque afin de protéger l’authenticité des espadrilles produites dans la région.

Dans le secteur de l’espadrille, ce label garantit notamment que les semelles sont entièrement fabriquées à Mauléon. L’objectif est de renforcer la transparence pour les consommateurs et de valoriser un savoir-faire local transmis depuis plusieurs générations.

Un engagement pour préserver le savoir-faire basque

Parmi les entreprises engagées dans cette démarche figure Zétoiles, dirigée par Stéphan Goyhenetchegaray à Chéraute. L’entreprise utilise la marque Mauléon pour garantir l’origine de ses produits et mettre en avant une fabrication locale.

Panneau 7 : Espadrilles, label Mauléon

Le panneau 7 explique le cahier des charges. Espadrilles Label Mauléon, répondant au cahier des charges suivant : tressage de la tresse, moulage, vulcanisation, découpe, assemblage, montage, cousu machine italienne à Mauléon-Licharre (64).

Panneau 8 : Le père et le grand-père de Stéphan Goyenetchegaray

Sur le panneau 8, vous pouvez observer le père et le grand-père de Stéphan Goyenetchegaray.

Panneau 9 : La tresse

Sur la photo 9, on peut observer la fabrication de la tresse. La fabrication de la tresse s’effectue sur des métiers comportant des fuseaux qui supportent des bobines de fil de couverture qui s’enroulent autour de fils d’âme montant verticalement.

Panneau 10 : La couture de la semelle

On peut observer sur la photo 10 la couture de la semelle à la main au chevalet, qui se faisait devant les maisons avant de se faire en usine.

Panneau 11 : Le moulage

On peut observer sur la photo 11 le moulage. Les mouleurs fabriquent la semelle à l’aide d’un plateau de bois qui tourne sur lui-même.

Panneau 12 : La piqueuse

Sur la photo 12, on peut observer les hirondelles qui assemblent les avants et arrières de l’espadrille.

Panneau 13 : Le montage

Sur ce panneau 13, on peut observer la répartition qui était faite entre hommes et femmes dans les usines, et sur la photo du bas les monteuses, qui placent les tiges sur les semelles.

Panneau 14 : Les hirondelles

Sur le panneau numéro 14, on peut observer les hirondelles, ces femmes qui traversaient les Pyrénées à pied, parcourant 60 km pour venir travailler à Mauléon durant l’hiver.

Panneau 15 : Cherbero

Sur le panneau 15, vous pouvez voir M. Cherbero, qui a fortement contribué à l’industrialisation de la fabrication d’espadrilles, notamment grâce à l’électrification de son bâtiment en 1890.

Panneau 16 : Mauléon au début des années 1900

On peut observer sur le panneau 16 la ville de Mauléon au début des années 1900.

Panneau 17 : Les hirondelles (suite)

Vous pouvez observer sur le panneau 17 la carte avec le chemin qu’empruntaient les hirondelles, parcourant 60 km de marche à travers les montagnes durant plusieurs jours.

Panneau 18 : Arsène et les danseurs basques

Pour finir le parcours photographique, vous pouvez observer le personnage Arsène avec les danseurs basques.

Pour aller plus loin

Notre histoire · La légende d’Arsène